Après sa métamorphose Du côté de Josaphat, la création autour de la notion de Tiers paysage a évolué cette fois-ci, à l’issue de la résidence d’écriture, Du côté de la gravière à Amay.

La friche rue Vautier de jour, la même au crépuscule, la friche Josaphat, la friche de la gravière, à chacune sa version, son jour, son public, son atmosphère.

La fluctuation du texte adhère à cette caractéristique du Tiers paysage. En perpétuelle réinvention, celui-ci lui impose cette curiosité, crée son anomalie : le texte ne se fige pas.

La résidence à la Maison de la Poésie d’Amay se prolonge ainsi avec la réalisation de son objectif, lire Du côté de la friche dans son nouveau contexte.

Michael Lambert conduit le public jusqu’à la friche avec quelques mots de Jusqu’à l’arbre et une attention portée sur les manifestations, par les rues, du Tiers paysage. Derrière les cornouillers, je le vois pénétrer la friche en file indienne, s’installer et je viens à mon tour. Cette fois-ci, mon amoureux est présent, une dame prend des notes, un chien et son maître croisés le matin nous rejoignent, la musique du silence humain remplace Timothé, j’entends « magnifique », à la fin.

Merci à Paul Jacobs et Michaël Lambert pour ces très belles photos.

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